La nouvelle vie en france-2

Cet article est corrigé Lundi 14 Décembre 2015 grâce à Marion, qui est le professeur d’IFLS. Merci beaucoup !!!

Le temps passe très vite. J’apprends le français à IFLS depuis 6 semaines. Dans le groupe 3, le cours n’est pas facile. Les cambodgiens parlent bien français et les autres chinois ont le vocabulaire riche. Chaque jour, il y a des mots ce que je ne connais pas et je préfère les noter dans mon cahier. C’est pourquoi même s’il n’y a pas beaucoup de devoirs, je n’ai pas de temps pour mettre à jour mon blog.

Après 6 semaines, y-a-t-il des progrès ?

Bien sûr, OUI ! Mais pas assez pour moi. La vie en France est plus facile qu’avant. Je me souviens bien que quand j’étais dans le supermarché CORA pour acheter la carte prépayée, c’était vraiment gênant de communiquer avec la vendeuse. Au contraire, je peux acheter les billets de train, poser des questions aux vendeurs et expliquer mes sentiments à ma famille d’accueil, même s’il y a encore des erreurs de grammaire et je suis souvent choqué parce que je ne trouve pas les mots.

Donc, qu’est-ce que j’ai fait pendant cette période à part les études ?

D’abord, j’ai trouvé une association pour faire un stage. C’est une association de l’art qui s’appelle « L’art Entoit ».

C’est un atelier pour créer et c’est une galerie aussi, où les artistes et les artisanats peuvent exposer leurs œuvres d’art. En fait, cette association a été établie en 2008 dans une autre ville. L’état lui a donné la place pour travailler et l’électricité et l’eau étaient gratuites. Il y a eu les subventions. À ce moment-là, dans la ville, il y avait beaucoup d’enfants qui étaient toujours dans la rue. La patronne, Sophie, est tellement gentille qu’elle les a invités à faire de l’art dans l’association. Un jour, Sophie m’a montré des nouvelles et une carte postale. Ils parlent de la démolition d’un bâtiment de plusieurs étages. Le gouvernement a invité les enfants qui avaient habité dans le bâtiment à faire de la peinture. Et pourquoi le gouvernement a décidé de détruire le bâtiment ? Parce qu’il a voulu en construire un nouveau avec moins d’étages en vue de séparer les jeunes pour contrôler les drogues. Comme il n’y avait pas beaucoup d’artistes, l’association a déménagé à Villeneuve-sur-Lot en 2014. Ici, il n’y a plus de subventions ni de la place gratuite. En réalité, c’est une association à but non lucratif. Pour gagner sa vie, Sophie offre le lieu aux artistes pour exposer et travailler. De plus, elle donne des cours d’art, par exemple, de poterie, de mosaïque et d’arts plastiques.

Pour le stage, ce n’est pas vraiment travail. Parce que ce que on fait, c’est faire de la mosaïque. C’est plus amusant que les petits boulots dans la librairie. Pour faire de la mosaïque, d’abord on trouve un plateau mince en bois. Et on dessine une figure en utilisant un crayon à papier. Après, si la figure est déterminée, on utilise un marker pour découper. Et la partie la plus difficile est de trouver les pièces des carreaux pour assembler la figure. Ça prend beaucoup de temps et il faut une patience angélique. Après cette étape, qu’est-ce que on doit faire ? Je ne sais pas. Je n’ai pas encore fini d’assembler la figure. À part faire de la mosaïque, Sophie nous a initié aux procédures de faire de l’art et nous discutons sur les statues de guerriers et chevaux en terre cuite en Chine. Parfois, il y a les artistes qui font de l’art. J’aime regarder le processus ou discuter avec eux un peu. Il y a bien des œuvres d’art qui ne sont pas difficile à comprendre.

De plus, on a des activités.

Presque tous les samedis, une famille d’accueil propose une sortie du vélo. Je l’aime bien mais tous les weekends, ma famille d’accueil va à Lusignan-Petit, une petite ville qui est loin et dans la campagne. Il n’y a presque pas de lampadaire là. Donc, parfois s’il fait beau la nuit, je peux voir des myriades d’étoiles. C’est un panorama absolutement splendide et je peux même voir la galaxie ! Pour faire du vélo, je dois rester à Villeneuve-sur-Lot et faire la cuisine moi-même. C’est un peu compliqué pour moi et ça prend beaucoup de temps. Une fois, j’ai invité mes amis pour faire la cuisine chinoise. C’était parfait bien que on n’ait pas d’épices comme le gingembre et la ciboulette. De plus, en faisant du vélo, le paysage est joli mais ce n’est pas possible de s’arrêter pour prendre les photos. Donc, à cause des problèmes, je participe à l’activité seulement deux fois. Et maintenant, je manque encore d’exercice.

Parfois, Valérie, la directrice de IFLS, organise les activités pour se connaître bien. La première fois est de faire un pique-nique et la deuxième fois est de visiter quelques villes qui sont au nord de villeneuve. Pendant le pique-nique, après avoir mangé, on a joué le jeu, on a discuté et on a fait du sport. À ce moment-là, la vie était paisible. Et pour le petit voyage, c’était comme ci comme ça. Parce que dans chaque petite ville on n’a pas assez de temps pour la visiter et la vie n’était pas calme avec beaucoup de personnes. Par exemple, il y des châteaux à Sarlat mais on n’est pas entré dedans. Tant pis ! C’est pourquoi je préfère voyager à deux ou quatre de façon à être plus flexible. À propos, il est à noter que mes photos sont très jolies où je porte mon écharpe rouge qui a été tricoté par ma tante.

Après plus d’un moins d’apprentissage du français, on n’a plus peur de parler français et c’est possible de voyager sans guide. Donc, je voyagerai ce weekend avec mes amis, quatre chinois et deux cambodgiens. Ce sera mieux que on voyage avec les élèves des autres nationalités. De cette manière, on peut pratiquer le français au cours du voyage. Ce weekend, on ira à Toulouse et Albi. Selon le site web « tripadvisor », les deux lieux valent une visite. Particulièrement, il y a la cité de l’espace à Toulouse qui nous attire beaucoup. D’après les français, on ne peut pas trouver un lieu si intéressant. Il y a aussi plusieurs musées. Donc je me préoccupe un peu de la compréhension des œuvres d’art. C’est mieux que je recherche des informations avant partir. En fait, pour la préparation de ce voyage, je ne suis pas très content à cause de l’indifférence des amis. À mon avis, c’est bien que tout le monde donne ses idées ou réfléchisse aux idées. Si je propose quelque chose et personne ne me répond, ça m’agace. Heureusement, on peut résoudre ce problème par discussion. En Chine, il y a un dicton, c’est le voyage qui nous permet de connaître bien une personne. C’est vrai ou non ? On va voir. Il y a aussi un épisode sur les achats des billets du train. Peut-être je le dirai après.

Grâce aux filles de ma famille d’accueil, Clémentine et Charlotte, j’ai aussi les soirées avec les jeunes Français. C’est magnifique ! La première fois, on est allé jouer au bowling à Agen. Je n’y ai jamais joué avant. Ce n’est pas facile de jeter la boule correctement afin de frapper les quilles. Heureusement, pendant les deux parties, j’ai fait un « strike ». C’est-à-dire, j’ai fait tomber les dix quilles du premier coup. Mais je n’ai pas eu la chance à tous les fois. Il y avait les boules de poids différents. Je préfère la boule plus lourde, qui est plus facile à contrôler. Parce qu’en utilisant la boule plus légère, un peu de changement de la force peut affecter beaucoup sa trajectoire. Et je l’ai fait souvent quitter la piste et entrer dans la rigole. Il faut plus d’exercices. Le 31 Octobre, pour Halloween, on est allé au restaurant. Ce jour-là, il y avait beaucoup de personnes. Ce sont les amis de Clémentine. Quand je communiquais avec un garçon, Charley, il parlait vite. C’était un peu difficile pour moi de comprendre tout ce qu’il a dit. Mais j’aime l’ambiance comme ça parce que c’est mieux pour apprendre le français. Ils ne m’ont traité en étranger. Pour le dîner, on a mangé les crêpes. Les français les appellent les crêpes salées même si elles ne sont pas du tout salées. En chine, je les mangeais principalement pour petit-déjeuner. Après la galette avec du poulet, les champignons qui était délicieuse, on a mangé les crêpes sucrées comme desserts. C’était vraiment bizarre de manger une crêpe chaude avec de la glace vanille, de la poire, de la chantilly. Après avoir dîné, on est allé dans un bar. C’était ma première fois. J’ai pensé qu’il y avait beaucoup de bruits et de confusion là. En fait, ça va. Mais je n’ai pas pu discuter avec les jeunes parce que je n’ai rien compris et j’étais un peu timide. J’espère que je pourrai bavarder facilement avec une foule de Français dans l’avenir.

La vie dans l’école, ça va ?

Ça va, je crois. Cette semaine, tout le monde a eu un entretien avec les professeurs sur la vie. Et il y a des problèmes, par exemple, les Chinois parlent chinois entre eux et ça rend des autres camarades tristes. Je suis d’accord avec Valérie que ce n’est pas poli quand il y a des personnes des autres nationalités. Depluis l’entretien, on essaie de parler français même s’il n’y a que des chinois. Je crois que ça marche bien. Mais je ne connais pas bien encore les camarades dans les autres groupes, même les Chinois. Bien que je veuille essayer de connaître plus de personnes, on n’a pas de chance de se connaître. Il fait nuit tôt et on n’a pas de temps pour les activités. De plus, quelques personnes semblent inamicales, froides ou bizarres. Aussi, quand il y a des choses à faire, il n’y a pas beaucoup de personnes volontaires. Il paraît que tout le monde attend quelqu’un qui peut tout faire pour eux. Et même si une personne propose quelque chose, presque personne ne lui répond. Il paraît qu’ils sont un peu indifférents ou timides. Sauf ces problèmes, tout va bien. Les professeurs sont tellement gentils que quand c’est l’anniversaire de quelqu’un, il y a toujours une petite fête avec les boissons et les gâteaux.

La vie dans la famille d’accueil, ça va ?

Tout va bien. J’aime bien la nourriture. Il y a assez de viande et parfois je peux manger du riz qui est fait au cuiseur à riz. J’ai la chance ! De plus, grâce à Jean-Philippe, qui est le proviseur, on peut bavarder amicalement à table. Je me souviens bien qu’un jour on discutait de la politique de la France. Il nous a dit qu’à ce moment-là, on ne connaissait pas le système politique. Donc il n’a pas voulu donner son opinion. Au contraire, chez un de mes amis, il n’avait pas assez de viande pendant le dîner. Et Il demande de la viande après plusieurs semaines. Pour moi, il faut exprimer les idées au lieu de garder silence. Si je ne suis pas content, je préfère trouver une façon pour résoudre le problème. Donc malgré les contradictions possibles, je préfère le dire plus tôt. Avant, je pensais que c’était seulement le problème des Chinois. Les Chinois s’habituent à faire un compromis au mépris de leurs droits. Maintenant, il me semble que c’est un peu asiatique. Peut-être que c’est à cause de la culture asiatique. Maintenant, avec le chien, ma vie est plus intéressante. Quand je prends le petit-déjeuner, il vient et s’assoit sagement. Parce que je vais lui donner un peu de pain. Si je n’ai ni pain ni balle, il ne m’écoute pas. Quel chien !

Suis-je nostalgique parfois ?

Bien sûr. Je n’oublie jamais le moment où j’ai passé la douane. Mes parents étaient loin et je n’ai pas pu les regarder distinctement parce que mes yeux étaient pleins de larmes. Je savais que je ne pouvais pas supporter la séparation donc je ne pouvais rien faire sauf marcher vite. Chaque fois que je me souviens de cette scène, je ne peux m’empêcher d’être triste. Mais, c’est la vie. La vie n’est jamais facile. C’est pourquoi la vie est intéressante! Il faut avancer. Bon courage !

Villeneuve-sur-Lot

06/11/2015